IMPUISSANCE ET VANITÉ DES THÉORIES DU BIG-BANG ET DE L'EXPANSION DE L'UNIVERS

par Henri Durrenbach (N° 131 - mai-juin 1999)

 

Depuis quelques décennies, les milieux scientifiques officiels de tous pays assènent au public international, avec appel corollaire implicite à sa contribution financière par le biais fiscal, les concepts de «Big-Bang» et d' «expansion de l'univers», appliqués à la folle aventure supposée d'un Cosmos gratuitement réputé être le siège d'une évolution instable irrémédiable.

A la base de cette désopilante dialectique, dont pas un élément ne résiste à une analyse scientifique digne de ce nom, réside une incroyable erreur de perspective découlant du traitement indigent d'une observation pourtant tout-à-fait réelle : celle du phénomène de la dérive vers le rouge du spectre de la lumière nous provenant de corps célestes très éloignés de notre planète.

Doppler ?... Lonlaire !...

Par analogie avec la baisse apparente de la fréquence par baisse relative de la célérité (ou vitesse de propagation) du son perçu par un observateur lorsque la source sonore qui l'émet s'éloigne de lui parce que solidaire d'un véhicule qui l'emporte (effet Doppler), cette dérive vers le rouge, c'est-à-dire vers des fréquences lumineuses plus basses, a été témérairement attribuée à l'effet Doppler, alors qu'un tel effet ne peut s'observer pour le photon, car, comme le montre Marcel Macaire, il est son propre véhicule, à la différence de la source sonore embarquée.

C'est ce que suggère par ailleurs, et avant l'heure, l'expérience très célèbre de Michelson (Prix Nobel 1907). De même, la vitesse de l'avion porté Leduc ne pouvait être affectée, ni en plus ni en moins, par celle de l'appareil porteur d'où il avait pris son envol, car il s'en trouvait dès lors totalement libéré. De même encore, les chasseurs décollant d'un porte-avions conservent leur vitesse spécifique, laquelle est absolument indépendante de celle du navire qui leur a servi de base de départ, quels que soient les moyens techniques mis en oeuvre pour leur lancement.

Autrement dit, le photon, dont la vitesse est extrême, proche de la vitesse limite «C», ne peut voir sa vitesse, homogène à une célérité, se composer avec celle, quelle qu'elle soit, d'un corps céleste dont il pourrait émaner et la perception de sa fréquence ne peut donc être ainsi changée...

Il est ahurissant de devoir constater qu'à ce jour, nulle conscience officielle d'une telle évidence et d'une telle réalité ne soit survenue !

L'aberrante hypothèse de l'effet Doppler, avancée pour rendre compte de la dérive vers le rouge du spectre de la lumière en provenance des «galaxies lointaines», a logiquement produit, il y a quelque soixante-dix ans, l'irresponsable «modèle relativiste d'univers en expansion» assorti de la théorie cosmologique «selon laquelle l'univers aurait connu une explosion primordiale» (dictionnaire Larousse Sélection 1980) qui, désormais mués en dogmes intouchables et quasi intégristes religieux, bloquent mortellement les intelligences et stérilisent la recherche...

Un peu de bon sens !

Cette pharamineuse bévue ne cesse d'être exaltée et promue en toute occasion. Faisant écho à la revue américaine «Science», le premier quotidien national français, «Le Figaro», le 18 décembre dernier, dans ses pages scientifiques, a présenté sous le titre «Les dix percées scientifiques de l'année 1998», comme découverte la plus marquante de l'année, l'accélération de l'expansion de l'univers déduite des mesures - mal précisées - prises à partir du téléscope spatial Hubble. Il est vrai que le rédacteur de l'article, Patrice Lanoy, prenait tout de même la précaution d'écrire dans son «chapeau» de présentation : «Il est parfaitement possible, demain, que l'une de ces trouvailles soit infirmée». C'est fait !

Par ailleurs, on entend fréquemment prétendre que les «galaxies lointaines» s'éloignent, tant de la Terre que les unes des autres, à des vitesses pouvant dépasser celle de la lumière - et donc la vitesse limite «C», ce qui n'a aucun sens, puisque, ainsi que l'a montré Marcel Macaire, même le photon ne peut l'atteindre, bien que sa vitesse reste du même ordre de grandeur, comme déjà dit.

Précisément, le simple bon sens nous interdit de porter crédit à toutes ces allégations. Elles sont contraires aux lois de la physique, ainsi que l'avoue le rédacteur même de l'article du quotidien évoqué, qui s'étonne de ce que les effets de l'attraction entre galaxies ne puissent ralentir ou inverser le phénomène en question, et qui se voit obligé d'évoquer une «autre force», que la gravitation universelle serait «incapable de contrecarrer», une «sorte d'antigravité qui repousse les limites de l'univers dans toutes les directions», une force «totalement mystérieuse» qui reposerait «sur une forme d'énergie de l'univers»...»...

Nous sommes dans le délice du délire, car il n'est justement pas recevable de remettre en question les lois de la physique à partir d'interprétations fantaisistes d'un phénomène incompris faute de bases sérieuses, alors que la résolution, possible dès le départ, des équations d'Einstein conduisant à l'écriture du potentiel d'attraction relativiste «W» donne toute leur portée universelle aux lois de la gravitation, excluant de manière irréfutablement démontrée toutes forces antagonistes «mystérieuses».

On peut même, par ailleurs, montrer que si le Cosmos n'était pas d'emblée illimité, non seulement il ne pourrait exploser, mais il serait inéluctablement conduit à l'implosion.

Elles impliquent enfin que la position même de l'observateur, c'est-à-dire notre planète, soit le centre originel de l'expansion postulée du Cosmos, ce qui heurte le sens commun.

A vrai dire, si l'univers était en expansion, accélérée de surcroît, comme on aime tant à s'en gargariser, la vie aurait disparu depuis belle lurette de notre Terre, car le Soleil ne pourrait se présenter deux années de suite à la même place dans le ciel à la même date anniversaire !

 

Les réponses scientifiques sérieuses

Pourtant, la dérive vers le rouge est une réalité indéniable. Mais elle a une autre cause que celle envisagée présentement, et depuis trop longtemps. Il s'agit de l'effet Compton, mis au jour en 1923 par le physicien américain Arthur Holly Compton (1892-1962), et dont Louis de Broglie (1892-1957) a tenu compte dans son ouvrage «Une nouvelle théorie de la lumière» (Hermann, 1940), reconnaissant que la «théorie des photons (sous sa forme strictement corpusculaire) a été confirmée par la découverte de l'effet Compton». C'était à l'occasion d'expériences de diffusion des rayons X par la matière et il avait été constaté que l'effet Compton détermine une diminution de fréquence - et une augmentation corrélative de longueur d'onde - de la radiation incidente.

En fait, l'effet Compton est un effet de proximité gravitationnel très général et cumulatif qui affecte spécialement le photon, lequel peut subir de telles interactions, avec les conséquences énoncées, de la part de tout corps ou toute particule matériels, ce qu'avait parfaitement relevé Marcel Macaire. Phénomène conforté par ailleurs - et a priori - par les travaux du physicien français Charles Fabry (1867-1945), originaire de Marseille et totalement oublié de nos jours, qui avait effectué au tout début du siècle de fort instructives expériences sur le déplacement vers les grandes longueurs d'ondes des raies spectrales de la lumière, en fonction de la pression du milieu gazeux où elle est émise, augmentation de pression correspondant évidemment à une augmentation des interactions subies par le photon.

Une autre confirmation de très haut intérêt est due au Professeur Evry Schatzman, membre de l'Académie des Sciences.

Interrogé en 1991 par Marcel Macaire, car il avait mis en évidence les différences structurelles entre spectres résultant des effets Doppler ou Compton, sa réponse avait été très claire : les spectres d'émission que l'on reçoit des galaxies lointaines ne sont différents des spectres d'origine que par leur position sur l'échelle des longueurs d'ondes. Ils sont translatés proportionnellement à la distance de la source; ils ne sont jamais ni élargis ni dilatés proportionnellement à la longueur d'onde, comme ils devraient l'être si l'effet en jeu était l'effet Doppler.

L'arbitrage final de Marcel Macaire

A la péremptoire mise hors de cause de l'effet Doppler s'ajoutent les preuves apportées par Marcel Macaire de l'organisation spatiale supérieure de l'univers hors de tout hasard, chaque corps céleste étant bien à sa place et dans une situation d'équilibre dynamique stable par rapport à tous les autres... en dépit de leur nombre infini.

Car la résolution des équations d'Einstein, qui est sa prérogative propre et incontournable, entraîne des conséquences fabuleuses quant à la compréhension du réel avec, pour aboutissement, l'inéluctable renouvellement de toute la Physique.

On peut d'ailleurs se demander comment il se fait qu'aucun étudiant ni scientifique ne semble s'être intéressé, depuis trois générations - et l'on ne voit aucune évolution s'annoncer à cet égard encore aujourd'hui - aux méthodes de résolution mises au point de longue date par Cauchy (1789-1857) et Poincaré (1854-1912), alors que Marcel Macaire a su les mettre magistralement à profit, sans dépenser pour autant le moindre budget...

La distribution des satellites de Jupiter

Plus spectaculaire encore et didactique que la remarque pourtant décisive d'Evry Schatzman, qui conduit à la mise à l'écart sans appel des théories ubuesques et à proprement parler non scientifiques fondées sur une extrapolation insensée de l'effet Doppler, est l'illustration qu'apporte de l'ordre plénier et perpétuel de l'univers, parmi nombre d'autres possibles !, la distribution - authentiquement relativiste - des satellites de la planète Jupiter. (Notre photo de couverture)

Etant donnée son importance - et des résultats analogues s'obtiennent dans l'examen du système solaire, par exemple -, sa démonstration fait l'objet d'un supplément au présent numéro de «L'Ere nouvelle», car la place aurait manqué dans son corps même. (1) Le lecteur y retrouvera appliquées les notions scientifiques, originales et décisives introduites par le Professeur Marcel Macaire, dont nous ne craignons pas de dire qu'elles sauvent la science fondamentale mondiale de l'inimaginable enlisement dans lequel elle s'est fautivement laissée prendre.

Ce sont celles «d'autoconfinement de l'énergie», d' «ondes statiques de gravitation», de «tores de confinement» (largement exposées dans notre N° 78 de janvier-février 1989, il y a dix ans déjà, par Marcel Macaire lui-même), qui éclairent supérieurement les structures, tant de la matière que des champs gravitationnels qui lui sont nécessairement attachés, ainsi qu'il l'a démontré.

Le lecteur y contemplera la régularité et la conformité au réel avec lesquelles les 16 satellites connus de Jupiter prennent place dans leurs tores de confinement respectifs, certains étant communs à plusieurs satellites qui s'y regroupent. Il verra quel est l'ordre de grandeur des «décrochements» éventuels, toujours limités, et quelles peuvent en être les causes sans que jamais pourtant n'interviennent ni désordre ni évolution instable. Il supputera les avantages que l'astronautique pourrait retirer de l'exploitation des tores de confinement inoccupés.

Il reconnaîtra à quel point la contribution relativiste exceptionnelle du Professeur Marcel Macaire rend sereinement compte de toutes les particularités qu'offre le spectacle éternel de l'univers, que nul avant lui, à notre connaissance, n'avait pu expliquer.

Henri DURRENBACH

(1) Ce supplément a été édité en brochure photocopiée à tirage limité. Les personnes intéressées sont priées de se faire connaître à «L'Ere nouvelle».

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